Embrasement

 

Je voulais vivre,
Sans dérive,
Comme on s'enivre.
Je souhaitais être
Celle que l'on regrette
Sitôt qu'on la perd
Sans jamais de peut-être.
Je ne suis, au final,
Que très banale
Sans drame,
Sans vraiment de charme,
Rien d'époustouflant
Évidemment.


J'ai appris à rester moi,
En plein désarroi,
Loin des paraître
Toujours en fête,
Fidèle à elle-même
Malgré les dilemmes.
Je me surprends à vivre
Sans mélancolie,
Sans résistance aucune
Au cœur d'une solitude
Qui me ceint d'armure .


J'ai compris que l'envie
Était ma pire ennemie
Que le bonheur vient
De mes mains,
Que je serai toujours celle
Qui soignera ma détresse.

La vie enseigne quelquefois
Bien plus par la tristesse
Que dans l'allégresse.

Le temps est mon allié,
Je vis sans regrets,
Je garde le privilège
De n'en faire qu'à ma tête.



De toi, j'ai gardé
La lueur du jour,
L'ardeur de mes sentiments,
La douceur des embruns,
Le goût de vivre.
Peu m'importe l'avenir,
C'est au-travers ton sourire
Que je continue de vivre.

Ne pleure pas,
Tu ne le dois pas,
Tu m'as apporté tant de joie,
Le bonheur est étrange
Peu d'entre nous l'effleure
Et moi, par deux fois,
Je l'ai caressé
Et il m'a embrasée.


Ne pas se poser de questions,
Se laisser porter par ces émotions,
M'étourdir de passion
Et vivre sans compromission.



N . Ⓒ





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