À celui qui n’est pas là, mais que je sens partout
Il y a des jours où je me tiens droite, digne, comme si ton absence ne pesait plus.
Et puis il y a les autres. Ceux où mon souffle se raccourcit sans que rien ne l’explique, sinon ce manque qui n’a pas de visage mais qui me connaît par cœur.
Tu n’es pas là.
Pas dans la pièce. Pas dans mes bras.
Pas dans ces gestes du quotidien que j’aurais tant aimé partager.
Mais tu es partout.
Dans le silence entre deux respirations.
Dans la lumière qui traverse la vitre au petit matin.
Dans cette musique qui me serre la gorge parce qu’elle te ressemble.
Dans le frisson qui me traverse quand je pense à toi sans même m’en rendre compte.
Tu n’es pas là, et pourtant tu n’as jamais été aussi présent.
Tu vis dans cette part de moi que tu n’as jamais quitté.
Dans chaque mot que je retiens.
Dans chaque éclat que je garde pour moi parce que tu ne peux pas le voir.
Je fais ce que je peux.
Je me lève. Je range. Je rêve encore parfois.
Mais parfois, c’est trop. Et j’ai juste envie de poser ma tête là où ton épaule devrait être.
De ne plus être forte. De ne pas être sage.
Juste d’être là. Avec toi.
Mais tu n’es pas là.
Alors je continue.
Avec toi partout.
Et ton absence comme une présence invisible qui murmure à mon oreille :
« Je suis encore là. Je te vois. Je t’entends. Je t’aime. »
N.Ⓒ

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