Eperdue
Quelquefois,
Il
reste des souvenirs acerbes
Des
pensées qui obsèdent
Des
dérives intemporelles,
Une
certaine nostalgie
De jour comme de nuit,
Symptôme
d'une folie
Qui nuit .
Une
âme qui se meurt,
Tels des bleus au cœur
Loin
d'une idée du bonheur
Emplie
de rancœur,
La
vie mêle sagesse et tristesse
Puisque rien n'existe
Sans son
contraire.
La
tête dans les nuages,
L'esprit en cage
L'harmonie se cache
Derrière les vagues
Couleur
de trottoirs.
Hier
encore, il flottait
Le charme désuet
De l'amour sincère
De
celui qui dure
Le trouble obscur
Et
la tendresse
Qui
bouleverse.
Aujourd'hui,
rien n'est sûr
Tout
est orchestré
Agencé, manipulé
Certainement pas pensé
Surtout
pas vrai.
Paradoxe
profond
D'un progrès nauséabond
De ce monde qui s'effondre.
De
cette chute ne restera
Que l'absence d'émoi
Des vestiges sans
voix
Des pensées désassemblées
Des émotions falsifiées
Et
de l'amour,
Plus aucun trait .
Parce
que la réalité succombe,
Trop
souvent je sombre
Dans les méandres insalubres
De mes sanglots
lugubres.
Tourmentée,
je suis
Je l'étais et le resterai
Il ne peut en être
autrement,
Ceux qui le prétendent,
Mentent
Jamais
rien ne changera
Le manque inaliénable
Le vide immense
Qui
me hante,
Depuis toujours
Je crois.
N . Ⓒ

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