Silence
Il y avait l'appel
Incongru saugrenu
De ton silence,
De la distance
De toute cette souffrance
Affligée, affligeante ...
Il existait cette résonance
Impuissante,
Cette peur immodérée
D'être abandonnée
De me retrouver seule
Face à l'écueil
De la vie ...
Et puis, ce trou béant
Vide abjecte
D'un manque évident
Dont tu es le tourment
Cette habitude d'être deux
Qui se rappelle à moi,
Comme un claquement
Pourtant, que de larmes versées
Que de chemin parcouru
Depuis toi,
Tu restes partout
Où je regarde
Illusions illuminatoires,
De t'apercevoir
Au détour du hasard ...
Invariablement les jours
Succèdent à la nuit,
Sans que le temps
Ne s'arrête,
Sans que la paix
Ne vienne
Sans réconfort..
J'ai construit un bunker
Une armure sans fioritures
Autour de mon cœur pur,
Masqué la tristesse de mes yeux,
Plaqué ce sourire de circonstances
Ne plus expliquer,
Ne plus parler,
Avancer sans exister
Le temps d'un instant
Réparer autant que je peux
Mon âme,
Afin de pouvoir penser
Sans déclencher
L'ouragan de pleurs .
J'aimerai seulement
Que cessent toutes sensations,
Qu'il n'y ait plus de frissons
Juste le doux souvenir
D'un passé tendre et heureux
Alors je t'écris,
À toi,
Loin de moi,
Tout cet amour
Qui me noie
Toute cette passion
Qui, parfois, me submerge
Toutes mes souffrances
De ne plus être près de toi
Je sais que tu existes
Dans cet endroit magique,
Écrin de satin
Tout près de mon être
Bien blotti, à jamais .
J'attends le jour
Où parler de toi,
N'inonderas plus mes yeux
Où je pourrais affronter
L'avenir d'un pas serein .
N . Ⓒ

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