À elle, celle qui ....

 ​

Lorsque je me surprends à éviter le vent,

Quand tout m’appelle à devenir celle

Qui, à jamais, sera étrangère

À ta vie bohémienne .

Dès que je comprends,

Que mon seul tourment

Est de connaître

Et de me repaître

De ma tristesse

Je puise en moi

Ce je ne sais quoi

Les affres de la blessure

Cette horrible souillure

Qui s’impose .

Il est des soirs,

Où tout se noie

Dans les brumes tenaces

De ce chagrin vivace

Qui m’appelle

Et se rappelle

Avec force et persuasion

À la profondeur de mes souvenirs

Prêts à m’anéantir .

Ces images s’entêtent

À me faire la fête

À virevolter aux tréfonds de mes pensées

Sans que je puisse oublier

Le mal que tu m’as fait .

Tu n’étais pas faite pour être mère

À peine, peut-être, étais-tu une femme

Ce dont j’ai souvent douté, Il est vrai !

J’essaie de comprendre

À défaut d’accepter

Cette réalité .

Je n’ai jamais pu te pardonner

Et, probablement, je ne le pourrais point .

C’est triste, tu vois, d’en arriver là

Mais parfois, certaines personnes

Sont tellement nuisibles

Que rien ne peut absoudre

Leurs mauvaises actions .

Je voudrais que tu sortes de ma tête,

Comme je suis sortie de ta vie,

En catimini, sans bruit

Tout en ignorance et en indifférence .

Me comporter comme toi,

M’a permis de me protéger

Bon gré malgré tout .

Tu m’as détruite, petite

C’est avec d’énormes difficultés

Que je me reconstruirai .

Je me devais de t’écrire

Je me devais de te dire

Que ta minable existence

N’a eu d’incidence

Que sur ma tolérance

Et mon amour des autres,

Disproportionné .

Je suis la seule qui ait souffert

De ta méchanceté manifeste

Comme dirait Papi, c’est un mal pour un bien

Puisque je suis devenue une femme

Qui ne te ressemble point .

Oh, pas des plus belles, c’est certain

Mais un être emphatique et hypersensible

Ayant fait de sa vision du monde

Son mode de vie,

Tu vois, je suis l’inverse de toi !!

Faire souffrir n’a pas été mon leitmotiv

Je me refuse de faire subir

Ce que je ne veux pas subir,

Ce que tu m’as fait subir .

Je te hais, tu ne peux concevoir à quel point,

C’est ainsi, je n’y peux rien .

Je n’arrive pas à te pardonner

Toutes ces souffrances, tout ce mal enduré

Pour que tu te sentes exister .

Je dois t’ignorer, essayer de laisser

Cette partie de moi, enfouie dans les trépas,

Je me dois d’avancer encore .

Je te vois parfois sourire,

Je t’entends aussi me dire

Que tout ce qui m’arrive est de ma faute,

Que je le mérite

Peut-être que c’est vrai,

Mais contrairement à toi,

Je sais ce que c’est d’aimer

Ainsi qu’être aimée,

Chose dont tu ne pourras

Jamais te vanter 

 N . Ⓒ


​

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Lettre du futur : à celle qui ne s'autorise pas encore à se reposer

À celui qui n’est pas là, mais que je sens partout